En 2025, le travail de Santé publique Sudbury et districts s’est défini par le pouvoir de petites actions qui ont eu un effet d’entraînement durable et majeur dans sa zone de service. Globalement, les histoires présentées ici montrent comment des efforts réfléchis et soutenus peuvent ne pas se limiter à un moment précis, et donner des effets positifs qui continuent à prendre de l’ampleur.
Intervention contre la rougeole : préparée, proactive et à caractère communautaire
Lorsque les cas de rougeole ont commencé à augmenter dans toute la province, notre réponse a commencé par la préparation, avant qu’une urgence ne survienne.
Bien avant que l’épidémie n’atteigne notre zone de service, des équipes de Santé publique assuraient la planification, la formation et la coordination pour garantir la préparation. Par exemple, nous avons travaillé avec des fournisseurs de soins primaires locaux et des hôpitaux pour élaborer des protocoles communautaires d’urgence — essentiels pour administrer des traitements préventifs, au besoin. Ce travail proactif nous a permis de réagir rapidement et efficacement à l’épidémie de rougeole d’envergure nord-américaine lorsqu’elle a touché la région en juillet 2025.
Confiance, collaboration et transparence
- Grâce à une communication claire et transparente, nous avons pu répondre aux questions, contrer la désinformation et renforcer la confiance des gens à l’égard de la vaccination. Cela comprenait plusieurs éléments. Les équipes devaient collaborer avec des partenaires de la santé pour concevoir et mobiliser des protocoles de traitement préventif d’urgence. Elles devaient aussi communiquer avec d’autres partenaires communautaires, y compris ceux des Premières Nations et les communautés voisines. Finalement, elles devaient diffuser rapidement des communications publiques, y compris des communiqués et des articles pour les médias sociaux.
- Nous avons également mené des discussions en personne avec les populations concernées et effectué des dizaines de visites à domicile pour répondre aux questions, effectuer des tests et proposer des vaccins. Le personnel de Santé publique suivait des horaires non traditionnels, travaillant notamment soirs et week-ends, afin de s’assurer que nous répondions efficacement à la collectivité et aux gens. Nous avons aussi collaboré étroitement avec des spécialistes de la santé et des partenaires communautaires pour partager la responsabilité de la santé communautaire et assurer des soins coordonnés ainsi qu’un soutien post-exposition rapide.
- Simplifier les outils et les processus, comme adapter un outil d’auto-évaluation, nous a permis de fournir aux gens des informations claires. Celles-ci portaient sur la rougeole, la vaccination et les prochaines étapes à suivre s’ils pensaient avoir la rougeole ou avoir eu des contacts étroits avec une personne atteinte.
La mobilisation individuelle et les soins personnalisés ont permis à Santé publique d’offrir davantage une présence fiable et stable en période d’incertitude. Globalement, ces actions ont renforcé les relations, amélioré les outils et processus, et favorisé davantage une culture de préparation. Chaque leçon apprise nous a encore mieux préparés à ce qui va suivre, garantissant que les communautés restent informées, protégées et résilientes face aux défis futurs en santé publique.

Favoriser un logement sûr et abordable pour tout le monde
Les problèmes de santé publique les plus complexes ne se règlent pas rapidement. Le manque de logements sûrs et abordables en fait partie, et répondre efficacement à un tel problème commence par des liens de confiance.
En 2025, Santé publique a continué de collaborer avec des partenaires communautaires pour soutenir les personnes sans logement. Notre rôle consiste à veiller à ce que la santé, la sécurité et la dignité des personnes restent au cœur de chaque décision.
- Souvent, le travail s’amorce discrètement : nous écoutons, favorisons la compréhension et renforçons les relations bien avant qu’une crise n’éclate.
- Grâce à des partenariats de confiance, comme avec la Table de mobilisation rapide, le Réseau des sans-abri, le groupe de gouvernance d’Energy Court, le groupe de travail sur l’interruption des services publics dans les immeubles résidentiels à logements multiples, le volet Services intégrés de la Stratégie communautaire sur les drogues et le Conseil des services du district de Manitoulin-Sudbury, Santé publique aide les systèmes à mieux réagir en cas de besoins urgents. Cela signifie moins de retards, moins de chevauchement des services. Il se crée alors un mouvement en faveur de la prévention qui protège la santé avant que la maladie et les dommages ne surviennent.
- Santé publique aide à repérer rapidement les risques sanitaires et collabore avec des partenaires pour mettre en œuvre des solutions efficaces. L’organisme veille à la compréhension et la prise en compte des risques pour la santé. Parmi les exemples, on compte la gestion des déchets pour prévenir les maladies diarrhéiques, les soins et le traitement des plaies, la protection contre les blessures liées au froid, ainsi que le suivi et les soins après des morsures d’animaux. Lorsque des inspections ou des préoccupations surviennent, ces éléments créent aussi des occasions de prévention. En offrant de l’éducation, en mettant les personnes en contact avec les services et en prônant des conditions de vie plus sûres, Santé publique peut, à chaque interaction, réduire les risques et instaurer un climat de confiance.
Favoriser l’accès au logement
En 2025, Santé publique a aussi jeté des bases importantes pour améliorer l’accès au logement. Cela comprenait l’établissement de relations plus solides avec les gestionnaires des services de logement pour promouvoir des approches préventives axées sur la santé.
De plus, notre organisme a recommandé au comité des services d’urgence communautaires de la Ville du Grand Sudbury d’élargir les options de logement abordable.
Santé publique a également soutenu la promotion de mesures préventives pour le logement grâce à la Stratégie communautaire sur les drogues. Cela comprenait l’introduction d’un comité de personnes ayant un vécu expérientiel passé ou présent et d’un comité consultatif autochtone. L’objectif visait à ce que la conception des systèmes, comme le logement, s’effectue en collaboration avec les personnes les plus touchées.
Globalement, ces efforts font de Santé publique une voix centrale pour un logement sûr et abordable. Le changement prend du temps. Même si les résultats ne se voient pas toujours tout de suite, la présence et l’interaction comptent. En agissant visiblement, Santé publique crée un effet de confiance et de collaboration. Ainsi, l’organisme prépare les communautés à l’avenir et renforce les résultats collectifs pour la santé.

Créer des espaces pour apprendre, réfléchir et transformer
Tout au long de 2025, notre organisme a misé sur le travail en amont concernant les déterminants sociaux de la santé. En tant que déterminants sociaux de la santé, la colonisation, le racisme et la suprématie blanche affectent chaque personne de notre société. Cet exemple frappant nous invite collectivement à l’introspection et à examiner les systèmes d’oppression pour offrir un meilleur service. Certains groupes se trouvent avantagés, alors que d’autres se révèlent désavantagés. La situation touche les personnes, les familles et les communautés autochtones et racisées de manière disproportionnée. Selon Services aux Autochtones Canada, les peuples autochtones d’ici connaissent, en santé, des résultats nettement pires que les populations non autochtones (Services aux Autochtones Canada, 2024).
Projet de désapprentissage et de renversement concernant la suprématie blanche et le racisme
Le projet de désapprentissage et de renversement concernant la suprématie blanche et le racisme (projet de désapprentissage) visait à offrir au personnel l’occasion de réfléchir, de désapprendre et de remettre en question les structures et systèmes sociaux qui déterminent les résultats pour la santé.
Comme une simple goutte d’eau qui crée des ondulations, le travail a commencé au sein de notre organisme et consiste à examiner dans quelle mesure le racisme systémique, les préjugés cachés contre les races minoritaires et la colonisation font partie intégrante des politiques, des pratiques et des suppositions quotidiennes, y compris au sein même de Santé publique. Le projet apporte une plus grande visibilité à des structures trop souvent restées inaperçues qui, involontairement, peuvent causer des dommages.
L’apprentissage s’effectue difficilement. Ressentir de l’inconfort, réfléchir profondément et désapprendre des normes bien établies demande du courage. Mais de cet inconfort naît la transformation. Le personnel engage un dialogue honnête, remet en question les préjugés et examine comment le soutien à l’autodétermination des Autochtones apporte la confiance et renforce la santé pour tout le monde.
- Le personnel applique ses apprentissages à son travail, en orientant les décisions dans les programmes de promotion et de prévention de la santé pour bénéficier à la santé communautaire.
- L’effet, cependant, ne s’arrête pas à nos portes. Le personnel de Santé publique fait partie des communautés qu’il sert. Chaque changement de perspective et chaque conversation avec l’entourage, et parfois même des personnes étrangères, sur l’importance de reconnaître et de défier les préjugés peuvent s’étendre. Ils contribuent à créer un milieu propice à la lutte contre le racisme. Celle-ci consiste à comprendre que les inégalités raciales reposent sur des politiques et des pratiques racistes et à faire en sorte de démanteler le système qui les soutient.
- Pour illustrer cela, notre rapport d’étape 2025 inclut le commentaire suivant des personnes participantes :
Les apprentissages de ce mois-ci m’ont motivé à dépasser la prise de conscience pour passer à l’action — m’instruire davantage, tenir des conversations plus difficiles, et réfléchir de manière plus critique aux moyens de me montrer solidaire et complice de la lutte contre le racisme.
Cela montre en quoi de petits moments de réflexion engendrent un changement plus profond. - Déterminés à étendre encore davantage notre impact, nous avons également invité des gens et d’autres organismes à démarrer leur parcours de désapprentissage à nos côtés.
Bien que le projet de désapprentissage ait commencé l’année dernière, il vise un objectif à long terme. La transformation prend du temps. En investissant en amont et en nous préparant pour l’avenir, nous créons des effets qui se ressentent plus tard et rendent le système de santé publique plus équitable, digne de confiance et efficace pour tout le monde.

Renforcer l’efficacité, améliorer l’accès : la vaccination en action
En 2025, Santé Publique a pris des mesures pour renforcer la protection des communautés en améliorant l’accès et la couverture vaccinale. Santé publique collabore avec les familles, les écoles et les centres de garde pour aider les communautés de notre zone de service à rester en bonne santé et protégées contre les maladies évitables par la vaccination.
- Santé publique joue un rôle crucial pour assurer le bon fonctionnement du système. Cela comprend la révision du dossier d’immunisation de chaque enfant, l’administration et la distribution des vaccins, ainsi que le soutien aux écoles et aux centres de garde agréés. La responsabilisation, l’éducation et la transparence demeurent notre priorité.
- En coulisses, la modernisation des systèmes technologiques, incluant des revues rationalisées des dossiers d’immunisation et des rappels automatisés, a contribué à l’amélioration continue de la qualité. Offrir des services de vaccination aux personnes sans carte Santé a également permis d’éliminer des obstacles pour les familles. Grâce à une collaboration précoce et constante avec les écoles, les personnes qui exploitent un centre de garde d’enfants et les conseils scolaires, les familles ont pu comprendre les exigences et réagir à temps. La communication claire et continue a créé un climat de confiance.
Soutien aux familles
La couverture vaccinale chez les jeunes âgés de 0 à 17 ans de notre zone de service reste supérieure à la moyenne provinciale, avec 99 % de conformité à la Loi sur l’immunisation des élèves. Le tableau ci-dessous présente les pourcentages de couverture vaccinale contre les maladies visées par la loi pour l’année scolaire 2024-2025 :
Pourcentages de couverture vaccinale pour l’année scolaire 2024-2025 chez les enfants de 7 ans
En 2025, notre zone de bénéficiait de la couverture vaccinale la plus élevée parmi les enfants de 7 ans en Ontario pour la rougeole (94,1 %), les oreillons (93,8 %) et la méningite (97,1 %).
Ce travail représente l’effet direct de plusieurs années consacrées aux efforts de rattrapage face à la perturbation des programmes de vaccination lors de l’intervention contre la pandémie de COVID-19. Le travail de rattrapage a inclus plusieurs éléments. D’abord, nous avons collaboré avec les familles pour les informer sur la déclaration des vaccins. Puis, nous avons proposé des séances pédagogiques en ligne pour les parents et les tuteurs et tutrices demandant des exemptions non médicales. Et enfin, pour la première fois depuis 2019, Santé publique a examiné le dossier d’immunisation de tous les enfants en centre de garde agréé.
En situation de couverture élevée, les salles de classe demeurent ouvertes en cas d’épidémie, les centres de garde deviennent plus sûrs et la santé communautaire s’améliore. Les personnes les plus vulnérables aux maladies évitables par la vaccination se trouvent particulièrement protégées. La protection plus étendue renforce toute la collectivité.
